L’alliance entre l’Etendard 1952 et le Brest Basket 29 a ravivé la flamme d’un futur grand club dans la cité du Ponant, mais le désert sportif actuel entretient les germes d’un doute sur sa pérennité…

Huit clubs aujourd’hui à Brest

Ils furent 14, il n’y a pas si longtemps. Sans remonter aux calendes grecques des Espoirs du Bouguen et autre ASB Basket, on note les disparitions de l’Espérance, du PL Lambézellec, de l’Armoricaine, de la Cavale-Blanche, du PL Guérin, tandis que Kerbonne et le PL Recouvrance ont été remplacés par le BB29. A l’inverse, un seul nouveau club a été créé récemment : les Aigles de Brest, qui comptent 23 licenciés.« Pas de locomotive ! »… mais autant de licenciés

Le constat du président (brestois) du Comité départemental, Narcisse Ferrini, est sans appel : « Il manque une locomotive au basket brestois depuis la disparition de l’Etendard et du haut niveau. Comment voulez-vous faire rêver les gamins quand on voit tout ce qui leur est proposé par ailleurs », explique-t-il en ajoutant : « Il y a aussi un gros problème de relève au niveau des dirigeants, des bénévoles. Mais, paradoxalement, si on a perdu des clubs à Brest, on a quasiment gardé le même nombre de licenciés.Brest Métropole Basket, tout nouveau tout beau !

La Coopération territoriale de Clubs Brest Métropole Basket a été récemment portée sur les fonts baptismaux par le Brest Basket 29 et son éternel rival de la rive droite, l’Etendard 1952. Toute nouvelle, toute belle, la CTC est porteuse d’espoirs : « On ne raisonne plus en termes de clubs mais on parle de Brest, et que de Brest », martèle Jordan Wallet, président étendardiste et initiateur du projet avec son pendant bébéiste, Hervé Poullaouëc-Gonidec : « Nous n’avions plus de vitrine et eux n’avaient plus de jeunes : on met donc tout en commun pour quatre ans et on verra ensuite si on bascule vers une fusion ».À lire sur le sujetLe BB29 et l’Etendard se rapprochentLa dernière chance ?

Au mieux condamnés à végéter, au pire à disparaître, les deux membres de la CTC mutualisent pour rêver d’un futur plus glorieux : « L’idéal aurait été d’avoir une gouvernance neutre comme à l’EBQC (Quimper) pour éviter tout esprit partisan et renouveler, par-là même, une équipe dirigeante où n’ont changé que les présidents. A moins que les mentalités, elles aussi, aient changé… », conclut Narcisse Ferrini.L’Ovni Sanquer

Séparés par un pont, les clubs de Sanquer et du Guelmeur perdurent au fil des ans avec des hauts et des bas : « On a touché le fond en 2003 », constate le Sanquérois Christophe Cariou dont le Patronage conserve cette personnalité d’antan à laquelle il doit sa survie : « Aujourd’hui, il n’y a plus d’identité club à proprement parler. Les gens consomment et ne s’impliquent plus. Nous, on essaie de maintenir notre image et notre état d’esprit pour continuer à exister ».Guelmeur qui monte

Installé de façon durable en Prénationale, l’AS Guelmeur a le vent en poupe (+30 licenciés) mais ne fait pas fi du passé : « Le basket brestois n’a pas forcément su prendre les bons wagons aux bons moments si l’on en juge par le développement du football ou du handball, analyse le Guelmeurien Ronan Le Gall. Après, c’est certainement dû à l’esprit de clocher typiquement brestois. La toute nouvelle CTC laisse peut-être à penser que cela a évolué… »