Ancien joueur et entraîneur dans les deux clubs de la CTC et, surtout, ancien entraîneur de la première CTC BMB, Abdoulaye Badiane garde un oeil expert sur le remariage des amants terribles…


Quel souvenir gardez-vous de votre expérience comme coach de la CTC, il y a cinq ans ?

C’était formidable, car ça a permis une progression des joueuses que l’on avait regroupées comme en ont attesté les résultats obtenus (deux Final Four U15 groupe B). Malheureusement, les dirigeants de l’époque n’ont pas vu l’intérêt des licenciés et ont fait prévaloir l’intérêt de leur club. Comme, en plus, il n’y avait aucune gourvernance à la CTC, ça a explosé.


Que doit faire la nouvelle équipe pour réussir aujourd’hui ?

D’abord, il faut que les dirigeants qui étaient présents à l’époque et qui sont toujours là se servent des erreurs du passé pour ne pas les renouveler. Ensuite, il est important de faire de la formation en symbiose avec les deux locomotives du département que sont Landerneau en filles et Quimper en gars. Au lieu de se tirer la bourre entre nous, il est préférable de collaborer avec ces deux clubs de haut niveau dans un esprit gagnant-gagnant pour tirer nos jeunes vers le haut.

Vous pourriez amener votre pierre à cet édifice ?

Ecoutez, je souhaite sincèrement que la nouvelle CTC réussisse car je suis Brestois de cœur et je voudrais vraiment que le basket retrouve un bon niveau à Brest. Après, il y a un temps pour tout et il faut du sang neuf aujourd’hui pour que ça fonctionne bien donc : place aux jeunes !