Tout au long de la semaine, l’Étendard 1952 organise un stage d’entraînement tout droit importé des États-Unis. Une quarantaine d’enfants et d’ados participe à cette formule inédite. Premières impressions.

Le concept Frenchy US Camp, installé en France depuis 2013, vient de conquérir la cité du Ponant. De lundi à ce vendredi, au gymnase de la Brasserie, le traditionnel stage d’été de l’Étendard 1952 s’est mis à l’heure américaine. Du décor à l’ambiance musicale, en passant par la méthode d’apprentissage proposée aux apprentis basketteurs, tout ramène à cette culture qui fait tant rêver. « Avec quarante inscriptions payantes pour une première, c’est très encourageant », fait savoir Romain Le Cossec, responsable formation au sein du club local.

Pour le coup, il laisse le staff réuni par la société organisatrice planifier les activités, très axées sur la préparation physique et la technique individuelle. Quatre coachs issus des rangs de la NCAA (championnat universitaire américain) animent les ateliers ou les matchs. Et en anglais, s’il vous plaît. « J’interviens juste pour traduire si nécessaire », précise Thierry Debard, le référent du stage pour Frenchy Associate. « On essaie surtout d’instaurer un état d’esprit exigeant, pour que chacun repousse ses limites ». Une bonne base pour la suite.

Un jeune public à fidéliser

Chez les stagiaires, âgés de 9 à 19 ans, l’ambiance est studieuse. Entre deux exercices, Christopher Jilani, 14 ans, livre son sentiment. « C’est très intense, c’est vraiment ce que je cherchais. J’ai quitté la région parisienne pour m’installer à Brest. Le basket est ma passion et ce camp d’entraînement me donne envie d’aller le plus haut possible ». Avant de faire carrière de l’autre côté de l’Atlantique, c’est probablement à l’Étendard 1952 qu’il jouera à la rentrée, avec des rêves plein la tête.

Ce programme innovant, pas forcément validé par les instances fédérales, semble trouver son public dans l’Hexagone, et pas seulement à Brest. L’an passé, 2 500 jeunes ont suivi ces camps made in USA. « 95 % des stagiaires reviennent pour une deuxième session, assure Thierry Debard. Avec les meilleurs éléments, on participe aussi à des tournois internationaux, avec d’autres clubs professionnels ». Un horizon lointain pour les basketteurs du cru, mais, au moins, ils auront côtoyé l’excellence, l’espace de quelques jours. Toujours bon à prendre.